Numéro 330

Octobre 2022

Prix Version Papier : 19.00 €
Prix Version Numérique : 19.00 €
Prix Bimédia : 32.00 €

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Éditorial

Le chemin de fer vit sous le signe de l’effort et de la persévérance. Tous les articles de ce numéro de votre revue l’attestent. En effet, si on s’entend dire fréquemment que le train est plébiscité par l’opinion publique comme la meilleure solution d’avenir pour nos déplacements, la réalité n’est pas aussi simple. 

La difficulté de faire admettre le train se comprend à la lecture du dossier sur le renouveau du trans­port de voyageurs par fer aux États-Unis. Les projets existent en plusieurs endroits dans ce vaste continent. Les présidents, d’une façon ou d’une autre, propre à chacune de leurs convictions en matière environnementale et économique, soutiennent les projets. Mais les réalisations ne suivent pas automatiquement. Le tour d’horizon est instructif. Nombreuses sont les idées, déconcertantes les remises en cause, souvent dissimulées par des délais interminables dans les prises de décision, lesquels camouflent l’absence d’envie de s’engager. Le dossier parle des trafics de voyageurs. N’oublions pas que les États-Unis ne rejettent pas pour autant le chemin de fer : le trafic fret y est souverain et ce continent est exemplaire dans ce domaine. 

À côté des efforts à déployer pour développer le trafic voyageurs, se trouvent tous ceux qu’on se donne pour avoir des trains bien à l’heure. Des corrélations sont établies dans le dossier sur la régularité. Pourquoi est-il si difficile de respecter les horaires ? Le vieillissement des infrastructures et des matériels roulants est-il en cause intrinsèquement, ou est-ce le résultat d’un trafic en hausse jusqu’à saturation et, par conséquent, d’une usure rapide des équipements ? Ce dossier constate ; des actions sont évidemment mises en œuvre et les efforts menés par les équipes sur le terrain, entraînées par le programme H.00, sont réels. 

Les autres articles décrivent des organisations et des évolutions qui combinent persévérance et effort. Cent ans du courant 1 500 volts font naturellement penser à une volonté de garder le cap de l’électrification, choix séculaire pertinent, mais sans négliger l’effort d’aller de l’avant comme on l’a vu dans le numéro spécial de votre revue à l’occasion des 70 ans du 25 000 volts alternatif. La réno­vation des premières rames TGV Duplex pour s’aligner sur la version la plus récente est aussi une continuité dans l’effort. La redistribution du matériel moteur dans des sociétés de location est également une remise en cause des habitudes anciennes pourtant bien rodées.

Chers lecteurs, depuis 144 ans, la RGCF s’efforce elle aussi avec persévérance de vous apporter une information qui montre la vitalité ininterrompue du chemin de fer, dans un environnement constam­ment en ébullition. 

Bonne lecture ! 

Pascal Lupo