Numéro 324

Mars 2022

Prix Version Papier : 19.00 €
Prix Version Numérique : 19.00 €
Prix Bimédia : 32.00 €

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Éditorial

Le chemin de fer fait bon ménage avec l’environnement naturel. Plus il s’est développé et modernisé, plus il est devenu la référence comme solution aux problèmes de pollution que posent nos besoins en déplacements motorisés. Les différents articles qui vous sont proposés en donnent des explications les plus diverses, voire insoupçonnées. 

Quel rapport entre la détection des pantographes défectueux et la protection de l’environnement_ ? Le captage du courant a toujours été un point délicat dans la technique ferroviaire et c’est pour cela que des recherches sont lancées inlassablement. Mais quel autre moyen de transport fait autant appel à l’énergie électrique ? Le train se donne la peine de préférer la traction électrique alors que, comme pour tous les autres moyens de transport, l’emploi de produits pétroliers serait bien plus simple. L’autoroute ferroviaire est électrique et c’est une de ses qualités ; un article vous montre comment charger les camions sur des wagons.

La très grande vitesse concourt également à ménager l’environnement. Dès l’époque de la création du fameux service de la recherche en 1966, avec son projet emblématique C03 sur les possibilités ferroviaires sur infrastructure nouvelle, il est apparu que le TGV montrait qu’on peut se déplacer rapidement sans recours obligatoire à l’avion, toujours tributaire du pétrole malgré les progrès remarquables qu’il enregistre. Pour rouler vite, encore faut-il que les trains soient stables et le passé-présent nous rappelle que ce défi à relever ne date pas d’aujourd’hui. De plus, le système doit être acceptable économiquement. Et il l’est, l’exemple de Ouigo Espagne en étant la dernière preuve. La RGCF a d’ailleurs appris avec tristesse le décès de Jean-Pierre Pradayrol, qui avait écrit dans notre revue des articles autour de cette question du modèle économique de la grande vitesse. 

À l’inverse, la nature ne fait pas toujours de cadeau aux installations ferroviaires. Le désherbage est utile et pourtant, on cherche à le faire en minimisant les nuisances. Quant à l’article sur la renouée asiatique, vous verrez à quel point le problème est complexe et la végétation impitoyable à l’égard des installations ferroviaires. 

Mais la synthèse se trouve dans le guide Michelin : le train permet d’admirer de beaux paysages, dans la nature au milieu de laquelle il évolue en bonne compagnie.

Bonne lecture !

Pascal Lupo