Numéro 321

Décembre 2021

Prix Version Papier : 16.00 €
Prix Version Numérique : 16.00 €
Prix Bimédia : 29.00 €

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Éditorial

Les chemins de fer africains étaient fréquemment abordés dans la RGCF jusqu’à la _n du siècle dernier. Puis on a eu tendance à les passer sous silence et il n’y a guère eu que la grande vitesse au Maroc qui a réattiré l’attention dernièrement sur ce vaste continent. Mais en vingt ans, l’Afrique a bien changé, avec un dynamisme de premier ordre dans le monde et de nouvelles prises de conscience pour aborder l’avenir au mieux. C’est pourquoi vous sont proposés plusieurs articles sur les chemins de fer en Afrique et leurs projets de développement. L’un des grands défis pour l’avenir est l’urbanisation croissante, avec pour corollaire la question de la qualité de l’environnement. Ce sont donc des chemins de fer amenés à jouer un nouveau rôle dans le développement de l’Afrique : assurer la mobilité de façon durable dans un paysage en plein bouleversement marqué par l’extension de grandes métropoles. 

Avec ce numéro, s’achève l’année 2021 marquée par les 40 ans du TGV en France. Il ne s’agissait pas de revenir sur un événement ponctuel, limité à l’ouverture d’une ligne nouvelle. C’est une évolution continuelle, régulière et qui va se poursuivre avec le TGV-M dont les premières rames de présérie seront assemblées l’an prochain. Un article sur les compresseurs sans huile nous a été soumis comme contribution aux manifestations liées au TGV : l’anniversaire était sur ce sujet les 20 ans du compresseur sec mis au point justement sur le matériel TGV Sud-Est. Une petite équipe de cheminots, dépanneurs dans l’atelier de maintenance, s’est attachée à trouver un remède aux compresseurs lubrifiés donnant des signes de fatigue et posant des problèmes d’entretien et de pollution. Le comité de rédaction a été séduit, comme vous le serez sûrement à la lecture de l’article, par cet amour du métier qu’ont des dépanneurs dans l’ombre qui travaillent avec passion pour le plus grand bien de la technique, de la société, des voyageurs, de l’industrie ferroviaire au-delà de nos frontières. La réussite du TGV tient véritablement à la mobilisation de ses acteurs : attachés au patrimoine, ils méritent un coup de chapeau, comme on le voit aussi dans la préservation des deux rames TGV historiques détentrices de records mondiaux de vitesse. Leur dynamisme constitue un encouragement à toujours chercher à faire mieux. 

La production ferroviaire courante, en dehors des événements spectaculaires, requiert tout un savoir- faire que les cheminots doivent assimiler. L’article sur l’exploitation des voies uniques n’apporte pas de révélations ou de nouveautés. C’est un choix délibéré cependant d’y revenir, parce qu’il rappelle notamment que faire circuler des trains est un travail qui exige constamment rigueur et compétence, car la sécurité est en jeu et on ne saurait l’oublier un instant.

Bonne lecture !

François Vielliard