Numéro 308 - Spécial "Les 70 ans du 25000 volts 50 hertz"

Octobre 2020

Prix Version Papier : 32.00 €
Prix Version Numérique : 32.00 €
Prix Bimédia : 60.00 €

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Éditorial

En novembre 1951, le numéro de la RGCF était consacré spécialement aux journées d’Annecy où ont été débattus les avantages et les obstacles à surmonter pour utiliser directement pour la traction ferroviaire le courant industriel fourni par EDF : c’est la naissance du 25 000 volts 50 hertz. En 276 pages, un record depuis la création de la RGCF, le lecteur à l’époque pouvait à la fois s’interroger sur le niveau d’ambition, presque déraisonnable, et sur la capacité des ingénieurs et dirigeants à travailler en visionnaires. Louis Armand est à la tête de ces inventeurs de l’avenir. 

70 ans plus tard, l’imposant numéro de la RGCF que vous avez dans les mains n’a rien à voir avec un retour sur le passé. C’est le point d’étape vers un futur toujours devant nous. Ce n’est pas le bilan d’une affaire ancienne, mais l’accumulation de connaissances et de solutions à partir desquelles d’incessants progrès sont encore permis dans les années à venir. 

Encore trop souvent, certains esprits chagrins ne veulent pas comprendre que le patrimoine historique ferroviaire signifie ouverture vers le futur et non pas repli sur une époque révolue. Sans le 25 000 volts, l’industrie française ne serait pas devenue une référence mondiale, les trains ne rouleraient pas à 320 km/h, la moitié du réseau français ne serait pas électrifiée et donc serait encore exploitée avec des engins diesel. Le 25 000 volts s’est épanoui avec le développement de l’électronique de puissance dans les années 1970, avec les locomotives et les automotrices électriques les plus fiables de tout le parc. 

L’histoire n’a pas dit son dernier mot : le courant 25 000 volts s’impose dans toutes les recherches et innovations actuelles ; c’est avec lui, grâce à lui, que le chemin de fer va poursuivre sa progression pour résoudre les problèmes d’énergie sans cesse renouvelés ; il saura encore une fois tirer profit des technologies d’avenir autour du numérique et du digital. 

Bon anniversaire ? Plutôt bon départ vers le futur ! Bravo à ceux qu’on désigne non sans quelque maladresse involontaire comme nos anciens pour avoir cru en l’avenir et donné les bases qui permettent à nos jeunes de construire le futur. Merci aussi à tous les contributeurs de ce numéro exceptionnel, fruit de leur initiative, qui vont vous faire partager, chers lecteurs, leur foi en l’avenir du chemin de fer. 

Bonne lecture ! 

Pascal Lupo