Numéro 307

Septembre 2020

Prix Version Papier : 16.00 €
Prix Version Numérique : 16.00 €
Prix Bimédia : 29.00 €

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Éditorial

Quelquefois, on s’entend dire que la RGCF est une publication purement technique, voire ardue et ne faisant guère de place à l’humain. Un survol du sommaire du présent numéro pourrait accréditer cette affirmation. On y aborde en effet un nouveau matériel roulant, le TGV-M, ou encore les postes d’aiguillage ; même le dossier sur l’ouverture du marché voyageurs TER peut sembler n’être que le produit d’une certaine sécheresse administrative. 

La réalité est tout autre. Les textes qui vous sont proposés à la lecture sont d’une grande richesse humaine. Commençons par le futur TGV. Il n’est que le fruit d’une large concertation entre demandeurs, inventeurs, concepteurs, utilisateurs. C’est tout ce partenariat entre personnes aux compétences, aux besoins, aux contraintes, aux attentes, aux envies, voire aux rêves divers qui est décrit ici. Avant de donner les caractéristiques techniques du matériel roulant, qui seront traitées plus tard dans la RGCF, il est instructif de voir comment a été montée l’organisation du projet. Cette première étape, qui est un dialogue entre personnes d’horizons différents, demeure le socle de l’innovation technique. 

Les postes d’aiguillage : ils sont abordés sous plusieurs angles. Certes, il s’agit toujours de techniques, en l’occurrence leur usage et leur maintien en service, la technologie particulière de l’Alsace- Lorraine ou la politique de conservation des savoir-faire qui disparaissent. Dans tous les cas, il faut penser aux hommes associés à ces postes, ceux qui les entretiennent, ceux qui les exploitent, ceux qui en préservent la connaissance. C’est dans ce sens que les différents articles doivent être lus. 

L’ouverture du marché des TER a des répercussions sur le travail des cheminots qui organisent la circulation des trains sur le réseau. C’est l’un des impacts de cette politique. Le côté humain des réformes doit être pris en considération avec la plus grande attention pour que les progrès visés soient atteints. 

Quant aux notes de lecture, elles traitent d’ouvrages à l’usage des travailleurs du rail. Car sans intervention humaine, point de technique qui ait sa raison d’être. C’est bien le message que ce numéro de votre revue cherche à rappeler. Sous couvert de techniques et de politiques ferroviaires, la richesse des métiers et la variété des mobilisations sont bien mises en avant tout au long des articles qui s’offrent à vous.

Bonne lecture !

Pascal Lupo