Numéro 290

Février 2019

Prix Version Papier : 16.00 €
Prix Version Numérique : 16.00 €
Prix Bimédia : 29.00 €

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Éditorial

Votre revue paraît mensuellement et les sommaires des numéros à venir se bouclent trois mois avant parution. Avec de telles échéances, il semble exclu de pouvoir prétendre coller à l’actualité immédiate. Mais c’est justement grâce à ces délais qu’on échappe à l’anecdote ou au fait divers, évoqués à la hâte. Le choix des thèmes résulte donc d’une analyse posée : s’agit-il d’un sujet de fond, a-t-on pris la peine de vérifier les données, évite-t-on une réaction sous le coup de l’émotion, prend-on du recul face à la fébrilité médiatique ? 

Pourtant, le sommaire de ce numéro de février colle parfaitement aux préoccupations des Français qui caractérisent l’actualité dans notre pays. En effet, deux thématiques propres à la réflexion se dégagent ce mois-ci. Les soucis quotidiens de nos concitoyens et la contrainte sur l’environnement qui pèse sur eux comme sur nous tous forment la trame des articles regroupés dans cette livraison de la RGCF. Les deux se rejoignent, du fait de l’impact de la mobilité sur l’évolution du climat. 

La desserte des territoires inquiète tout particulièrement les habitants dans les zones périurbaines et rurales. L’automobile y est primordiale, voire exclusive et c’est précisément cette hégémonie qui devient sujet de crispation avec la conjonction des menaces sur son usage polluant et sur le risque d’abandon des lignes ferroviaires assurant des dessertes fines. Les dossiers sur le développement du TER en Occitanie et sur l’entretien des voies connues sous le vocable UIC 7 à 9 avec voyageurs, c’est-à-dire supportant un trafic faible, ainsi que l’information sur les travaux de rénovation des infrastructures dans la région encore dénommée par les initiales PACA, montrent l’ampleur des enjeux et des chantiers. 

Les articles abordant l’impact du changement climatique sur la végétation dans l’espace ferroviaire et sur la place du chemin de fer dans la transition énergétique apportent un éclairage essentiel sur la question de l’environnement, difficile à cerner à cause de l’écart entre évolution imperceptible au jour le jour et mesures directement tangibles dans la vie quotidienne. Ces deux articles, dans l’esprit de la RGCF, aident simplement à connaître et à comprendre un sujet sur la base de constats, en dehors de toute prise de position perçue comme autoritaire ou technocratique dans l’opinion publique courante. 

Finalement, à la lecture de tous ces textes, on en apprend probablement bien plus qu’en picorant ici et là des propos qui reflètent des sentiments. Certes, il faut avoir la patience d’écouter, d’apprendre et de comprendre. Mais c’est bien ainsi qu’on peut ensuite parler du chemin de fer avec des bases solides pour en faire valoir toutes ses qualités. 

Bonne lecture !

Pascal Lupo