Numéro 279 - Spécial "Energie"

Février 2018

Prix Version Papier : 16.00 €
Prix Version Numérique : 16.00 €
Prix Bimédia : 29.00 €

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Éditorial

Voici pour la quatrième fois en dix mois un numéro spécial de votre revue, qui engendre une inflation du nombre de pages proposées à votre lecture. Un tel élan mérite qu’on y réfléchisse ensemble.

 

 Cette vitalité de la RGCF frise quelque peu une certaine insolence, alors que la presse écrite passe une période difficile, notamment celle qui traite du chemin de fer dans ses différents aspects. Mais cette vitalité n’est autre que celle du train en France, qui arrive toujours à faire preuve de dynamisme malgré les périodes difficiles qu’il a dû affronter, souvent malgré lui tant il fait partie de l’histoire de notre pays. Faisons par exemple un parallèle entre la quantité de textes publiés dans la RGCF et le trafic voyageurs. Les numéros spéciaux sur les deux LGV ouvertes l’été dernier auront été les plus volumineux, à 280 pages, depuis 140 ans que paraît la RGCF. Le trafic voyageurs n’a jamais été aussi haut qu’actuellement, avec un quadruplement du nombre de voyageurs.kilomètres depuis 80 ans que la SNCF a été constituée.

 

 Ce dynamisme n’est pas le fruit du hasard. Les thèmes qui déclenchent les numéros spéciaux en donnent au moins trois explications :

  • les innovations radicales, comme l’électrification en courant industriel 25 000 volts ou, évidemment, la très grande vitesse ;
  • inversement, le travail de fond régulier, discret mais efficace, comme nous en avons eu une illustration avec le cas de Bordeaux ;
  • les progrès permettant de gravir des étapes successives, ainsi la signalisation avec son dernier développement en cours ERTMS, sans que ce soit la fin de l’histoire puisque l’automatisation de la conduite annonce déjà la prochaine marche à grimper.

 

Le présent numéro spécial aborde l’énergie, thème fondamental de la vie et de l’économie, où le transport ferroviaire joue de longue date un rôle constructif et sans cesse à la recherche d’innovations. Le sujet est loin d’être facile : pour progresser vers une efficacité et une sobriété optimales, les cheminots dans les trains, les ateliers et les bureaux d’étude ne ménagent pas leurs efforts pour tirer le meilleur des énergies à imaginer, à produire et à utiliser avec parcimonie. Toutes ces démarches sont pilotées par une direction dédiée, pleinement impliquée dans la prospection d’idées pour relever les défis techniques, environnementaux, économiques posés par les besoins énergétiques. C’est ainsi que son dirigeant, Olivier Menuet, est venu proposer à la RGCF de fournir un dossier faisant le point sur les travaux actuels. Mais d’un simple article attendu, on est arrivé à un ensemble riche au point d’y consacrer un numéro entier de la revue. Cependant un numéro spécial est également un défi en matière d’organisation et de coordination des multiples auteurs, défi que Richard Fécamp a su relever du côté de la direction de l’énergie. Simultanément, se sont mobilisés d’autres acteurs pour élargir notre connaissance de l’énergie ferroviaire. La photo de couverture, fournie par Paul Bouvarel qui fut président de la SHEM, société hydroélectrique du Midi, rappelle que le chemin de fer et l’électricité ont une longue histoire commune, voire une étroite complicité. Les produits pétroliers ne sont pas oubliés, comme l’atteste l’article écrit par Francine Antoni qui nous fait part de l’actualité et de l’avenir des carburants destinés aux engins à moteur thermique.

 

Ainsi, l’énergie est bien au cœur de l’histoire de la société humaine, sous couvert de travaux scientifiques que des professionnels du chemin de fer nous font partager avec la passion qui les anime, dans l’intérêt général.

 

Bonne lecture !

Pascal Lupo