Numéro 275

Octobre 2017

Prix Version Papier : 16.00 €
Prix Version Numérique : 16.00 €
Prix Bimédia : 29.00 €

Voir le sommaire

Éditorial

Dans ce numéro d’apparence très technique, c’est en réalité la vie humaine qui se dessine sous plusieurs angles, quatre au minimum.

D’abord les conditions de travail, au cœur de la production ferroviaire, loin des regards extérieurs. Les articles sur la ventilation des tunnels et sur le wagon épurateur des gaz d’échappement doivent nous rappeler ce qu’on doit à tous ceux qui travaillent dans l’ombre, ou même justement dans l’obscurité des travaux publics trop souvent méconnus des voyageurs. Le reportage sur le RVB met en lumière de beaux engins ; mais on pensera aussi aux ouvriers dans un milieu bruyant et, de plus en plus fréquemment, la nuit.

Ce sont aussi les agents bien visibles, tous ceux qui travaillent au contact de la clientèle. De même que les machines-outils transforment radicalement les conditions et les méthodes de travail tout en les améliorant, le métier de vendeur doit se réinventer. Le nouvel espace de vente innove dans la conception des relations humaines, avec le libre-service accompagné, expression qui unit bien le client, libre de se servir, et le vendeur, qui accompagne par son conseil.

Les clients deviennent voyageurs une fois installés dans un train. Des autorails les ont acheminés dans nos belles campagnes françaises et un livre nous raconte, telle une biographie, l’histoire d’une famille d’entre eux qui arrive à son crépuscule. Le matériel roulant affecté au TER forme un vrai trait d’union entre personnel cheminot et usagers, pour reprendre un terme désuet pour certains, ancré dans la mémoire pour d’autres. Ce livre serait une bonne idée de cadeau, car il touche tout le monde, en rapprochant producteurs et utilisateurs du chemin de fer.

Enfin, parfois trop loin du train qu’ils ne prennent pas, les Français se déplacent de multiples façons qui sont analysées dans le nouveau rapport de la Commission des comptes transports de la nation : tendances sur les volumes et les motifs de déplacement, les moyens utilisés et leur coût collectif. Ces statistiques constituent l’aboutissement des efforts des professionnels du transport et leur reconnaissance par nous tous, réunis dans un peuple de producteurs et de consommateurs.

 Ainsi, le chemin de fer est bien l’affaire tous les citoyens, quelle que soit la proximité de chacun vis-à-vis des techniques présentées dans ce numéro de votre revue.

 

Bonne lecture !

 

Pascal Lupo

Rédacteur en chef