Numéro 268

Février 2017

Prix Version Papier : 16.00 €
Prix Version Numérique : 16.00 €
Prix Bimédia : 29.00 €

Voir le sommaire

Éditorial

Ce numéro nous montre que le chemin de fer est à un tournant de son histoire. Cette histoire n’est d’ailleurs pas seulement la sienne, en propre, mais aussi celle de son environnement. Garder la maîtrise de son destin se joue sur plusieurs tableaux : moderniser son organisation interne, intégrer les évolutions de la société et ouvrir les yeux sur les innovations qui gravitent autour du transport ferroviaire.

En interne, le dossier sur la simplification de la documentation à l’usage des agents chargés de la circulation des trains traduit les efforts menés par l’entreprise publique en matière de sécurité. C’est un exemple de mise en application de la politique décrite dans le numéro d’octobre dernier. Les premiers résultats sont d’ailleurs encourageants, avec une baisse notable, de l’ordre de 25%, des événements de sécurité remarquables en un an.

Sur la capacité du secteur ferroviaire à intégrer les évolutions sociétales, trois articles le prouvent largement. L’étude des flux de voyageurs au point critique du passage entre le quai et le véhicule reflète la préoccupation de gérer le mass transit, c’est-à-dire de répondre à des déplacements en masse appelés à se développer dans toutes les grandes métropoles du monde. La lutte contre le bruit est aussi un sujet crucial dont une solution est présentée avec les absorbeurs dans la structure des voies ferrées. Enfin, si le secteur ferroviaire emploie des femmes depuis longtemps, une redistribution de leurs missions, par l’accès à davantage de métiers et de responsabilités, s’observe dans le rapport européen dont vous trouverez les aspects les plus marquants en information.

A la limite du chemin de fer, voire au-delà, figurent le tunnel Lyon-Turin et le téléphérique urbain. Dans le premier cas, il s’agit d’un dossier politique structurant d’une union entre pays, où le volet ferroviaire n’est qu’un aspect, ainsi que le raconte le livre dont une note de lecture vous est proposée pour enrichir la connaissance du sujet. Le téléphérique urbain, transport collectif guidé comme le train, doit être vu comme un partenaire du système ferroviaire qu’il complète. Déjà en service dans plusieurs villes du monde, ce ne sont pas les mises au point dans la première ville française qui s’en équipe, qui doivent détourner notre attention.

La RGCF elle aussi connaît un tournant. Daniel Brun se retire du comité de rédaction de la Revue, comme il le dit dans son message après 18 ans de service. Mais sa modestie le rend trop discret : le premier de ses 36 articles écrits dans Revue remonte à octobre 1984, sans compter les brèves anonymes et les éditoriaux. Cela fait donc en réalité 32 ans au service des lecteurs de la RGCF, qu’il remercie en tout premier lieu pour l’attention que vous portez à notre belle RGCF, comme il la désigne avec passion et attachement.

 

Bonne lecture !
 

Pascal Lupo

Rédacteur en chef