Numéro 241

Septembre 2014

Prix Version Papier : 16.00 €
Prix Version Numérique : 16.00 €
Prix Bimédia : 29.00 €

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Éditorial

Les thèmes abordés dans ce numéro de la RGCF sont variés : débat technique sur la structure de la voie ferrée, technologie pour la maintenance des infrastructures, retour sur la mise en perspective du système ferroviaire à très grande vitesse, offre commerciale en territoire diffus, nouveau matériel roulant. Tous ces aspects, loin d’être dispersés, font partie d’une même et grande famille, le chemin de fer dont le socle est bien la voie elle-même.

En effet, ce numéro pourrait se lire comme un numéro thématique sur la voie ferrée, en tant que telle, comme support d’un système global ou comme réseau capillaire de desserte fine. La voie sur ballast a fait ses preuves en termes de performance et d’efficacité depuis les origines jusqu’aux records de vitesse successifs les plus récents. Pourtant, la pose sur dalles présente des avantages qu’on ne saurait ignorer. La discussion reste d’actualité et la RGCF vous apporte un éclairage sur ce sujet qui suscite encore des prises de position quelquefois exagérément marquées.

La grande vitesse ferroviaire renvoie d’abord à la seule image du matériel roulant : ne parle-t-on pas de TGV, train à grande vitesse, comme si le train à lui seul permettait de diviser les temps de trajet par deux ? L’expression voie à grande vitesse serait tout autant légitime, sinon davantage, car elle est un préalable à la circulation de trains rapides. Michel Leboeuf nous expose de façon magistrale et passionnante ce qu’a été et ce que nous apporte encore la grande vitesse ferroviaire, dans un livre particulièrement pédagogique et bien documenté. Bien connu des lecteurs de la RGCF pour nous avoir régulièrement tenus au courant des aspects socio-économiques de la GVF, grande vitesse ferroviaire, il présente ici les enseignements majeurs de cette offre qui a permis de réinventer le chemin de fer dans la modernité. On lira avec intérêt ce témoignage, maintenant que l’essentiel du réseau est constitué en France et que la pertinence des investissements sur de nouveaux projets se pose dans des termes différents.

Loin du réseau voyageurs à grande vitesse, les opérateurs ferroviaires de proximité visent à glaner des trafics fret sur des lignes parfois modestes, où la voie ferrée reste un lien fragile alors qu’elle est indispensable si on veut privilégier le rail sur la route. C’est ici également un sujet de débat entre les pour et les contre et la RGCF fait appel à ceux qui y travaillent pour en donner les tenants et les aboutissants, pratiques plutôt que théoriques.

Dans tous ces cas, la voie ferrée joue un rôle majeur, en toute discrétion. Sans elle, le chemin de fer n’est rien, ni matériel roulant, ni exploitation, ni service rendu aux voyageurs et aux chargeurs. Ces différents articles doivent donc être lus en pensant à tous ces cheminots qui font vivre la voie, en la concevant, en l’utilisant, en l’entretenant. Puisse ce numéro attirer l’attention sur ces discrets serviteurs du rail !
 

Bonne lecture !
 

Pascal Lupo

Rédacteur en chef