Numéro 230

Septembre 2013

Prix Version Papier : 16.00 €
Prix Version Numérique : 16.00 €
Prix Bimédia : 29.00 €

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Éditorial

Les transports, quelle que soit la technique utilisée, mobilisent de forts besoins en capitaux pour l’infrastructure et le matériel. Le train n’y échappe pas. Et l’actualité nous invite à y réfléchir : l’envie d’investir est dans tous les esprits, que ce soit dans de nouvelles installations ou dans la rénovation permanente des équipements en service. Mais l’ampleur des sommes en jeu conduit à tempérer les ardeurs. Dans ce numéro, deux dossiers apportent un éclairage particulier sur les investissements.

Les partenariats public-privé, ou PPP, sont un mode de financement parmi bien d’autres, mais sans être aussi simple, voire basique, qu’un financement privé qui s’amortit sur les recettes commerciales ou qu’un financement public dont la vocation fondamentale n’est pas immédiatement marchande. C’est peut-être ce qui explique pourquoi les PPP sont méconnus, voire incompris. La RGCF, en mars 2007, exposa en détail le mécanisme des PPP et leur intérêt pour les projets ferroviaires. Vous trouverez dans le présent numéro un panorama des grands projets financés en PPP, avec des explications très complètes sur les modalités, les domaines les plus pertinents et ceux sur lesquels le retour d’expérience apporte des éclairages précieux pour opérer les meilleurs choix. Cet exposé, particulièrement didactique, aborde la question en toute transparence et rend ainsi passionnante la lecture de ce sujet qui nous concerne tous, qu’on soit économiste ou non.

Le dossier sur le simulateur de conduite de rame TGV décrit de prime abord une technologie. Mais le simulateur, prouesse technique inimaginable il y a encore quelques décennies, doit être aussi regardé comme un élément majeur dans un plan d’investissement. Ses répercussions sont considérables sur le financement d’un projet. Le simulateur permet en effet de s’affranchir de l’immobilisation partielle de l’outil de production, en évitant l’occupation de l’infrastructure et la mobilisation d’un train pendant une large part du temps de formation du personnel et de mise au point de processus d’exploitation. Le simulateur de conduite est bien un progrès technique au bénéfice d’une bonne gestion financière des investissements ferroviaires.

La RGCF s’est donné lors de sa création l’ambition « d’appeler l’attention des Personnels des chemins de fer, des Ingénieurs et, en général, de tous ceux qui s’intéressent à l’importante question des transports ». Les temps changent, mais cette vocation reste-t-elle encore d’actualité et est-elle correctement remplie ? Vous trouverez avec ce numéro un questionnaire qui permettra de mieux vous servir : la RGCF répond-elle toujours précisément à vos attentes ? Qu’imagineriez-vous pour qu’elle s’adapte davantage à ses lecteurs et à ceux qui pourraient ou devraient en faire partie ? Quel peut être l’avenir d’une revue imprimée au moment où le numérique se généralise ? Nous vous invitons à y répondre dès maintenant, vous-même cher lecteur, mais aussi autour de vous en photocopiant le questionnaire autant que nécessaire. Toute idée est bonne à dire et à prendre. Merci pour votre contribution à toujours aller de l’avant.

 

Au plaisir de vous lire !

Bonne lecture à tous !


Pascal Lupo

Rédacteur en chef