Number 318

September 2021

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Editorial

Si la RGCF était une revue de philosophie, le thème du présent numéro pourrait être la persévérance. Les multiples facettes en seraient le rejet du découragement, la continuité dans l’effort, la volonté d’avancer, le refus de l’abandon. Finalement, la persévérance conduit à l’optimisme, et les articles qui vous sont proposés montrent bien que le système ferroviaire est toujours porté positivement par le progrès et l’innovation. 

La traction électrique par batteries revient sur le devant de la scène dans les recherches actuelles. Le passé-présent nous rappelle qu’elle a eu ses heures non pas de gloire, le dire serait excessif, mais de piste sérieuse et crédible comme recours à l’énergie. Peut-on penser que la reprise des recherches vient clore une longue parenthèse d’aban­don ? Était-ce dû à un manque de persévérance dans la course entre énergies où les batteries ont été dépassées ? 

La continuité dans l’effort se retrouve dans les stations de distribution de gazole. L’arrêt sur image affiche le volontarisme pour contenir au meilleur niveau possible le risque de pollution d’une énergie vouée à un abandon progressif. Les installations affichent une belle salubrité, par leur entretien et leur renouvellement et cet effort devait bien être mis en exergue. De même, le via­duc de Garabit, d’une technique ancienne, suscite l’admiration des générations sans discontinuité et il mérite bien qu’on reporte encore notre regard dessus. 

Les trains longs conservent toujours des avantages à exploiter. Des travaux avaient déjà été entrepris, notamment pour tirer le meilleur parti de l’électrification du réseau et de la commande à distance de locomotives réparties dans une rame de wagons. La question du freinage demeure un point ma­jeur à traiter. Un dossier fait part des études menées récemment. Un autre exemple de recherche permanente figure dans l’article sur le dégivrage des caténaires : le problème est ardu, face à une nature intransigeante qui donnerait envie de baisser les bras. À force de recherche, on s’achemine vers une solution prometteuse. 

N’oublions pas que le chemin de fer est une entreprise de main d’œuvre. La rétrospective aborde un aspect original, la reprise de l’exploitation des lignes d’Alsace Lorraine avec une gestion du personnel à adapter. Enfin, la conduite tête haute conclut sur un symbole : garder la tête haute pour persévérer dans le développement d’un système ferroviaire toujours avide de progrès. 

Bonne lecture !

Pascal Lupo